
Le détatouage Laser La vie est trop courte et longue à la fois, pour ne pas en profiter tout de suite : on se fait dessiner son tatouage, mais imagine-t-on à ce moment l’enlever plus tard ? (sinon on arrêterait de se faire plaisir !).
Et pourquoi se gêner puisque de nos jours, l’arsenal des techniques pour pour l’enlever est assez large, le tout est d’appliquer le bon moyen à la bonne indication.
Les différentes techniques
Dans l’histoire du tatouage, il y a eut la salabrasion, la dermabrasion, l’électrochirurgie, l’exérèse chirurgicale, les lasers (dont le premier est le CO2).
Ces différentes techniques permettent de retirer le tatouage. Toutes ces techniques peuvent laisser des cicatrices.
Les lasers
On peut dire que l’apparition des lasers, dans le détatouage, a apporté un progrès important face aux demandes de détatouage.
Actuellement, on peut dire que peuvent permettre de détatouer : les laser CO2, le Q-Switched (ou laser déclenché, appelés ainsi car émettant dans un temps extrêmement court, ce qui provoque un effet de thermolyse sélective), le Nd-Yag.
Il n’existe pas de lasers plus efficaces que d’autres : il y a un laser que connaît bien celui qui l’utilise, et l’expérience de l’opérateur (Médecin esthéticien, dermatologue, chirurgien…).
A noter que les lasers sus décrits n’appartiennent à aucune spécialité en particulier, ni n’est le monopole d’aucun, et qu’il n’y a pas de spécialité de médecin lasériste. Il y a des professionnels, Docteur en Médecine, expérimenté et compétants, connaissant bien les appareils qu’ils manipulent.
La séance de détatouage.
Avant chaque séance, et immédiatement après la séance laser (proprement dite), sont automatiquement fait des photos pour le dossier.
Pour prévenir la douleur, une simple anesthésie par crème spéciale suffit largement : tout se passe parfaitement bien dans un relatif confort, avec en plus, pendant la séance, en autre mode d’anesthésie : le froid (par système d’air froid pulsé, dont le débit peut être réglé). A noter que, juste avant de débuter l’acte, la zone à traiter est nettoyée, pour la débarrasser de tout ce qui pourrait limiter la performance de la technique utilisée.
Après le détatouage.
Un pansement gras simple est réalisé. Il devra être refait tous les 2 jours par le sujet lui-même.
Généralement, au bout de 10 à 15 jours, la zone peut être laissée à l’air libre. On se contente de poursuivre l’entretien par des soins simples hygiéno-cosmétiques (hydratation de la peau, photoprotection).
Si d’autres séances doivent être réalisées, elles seront effectuées avec un intervalle de 2 mois.
Le coût du détatouage
A noter déjà, que c’est un acte esthétique : il n’y a pas de prise en charge de la Sécurité Sociale. Le prix est par séance et il est établi selon la taille, la zone, le type de tatouage ainsi que l’évolution quant au nombre de séances qui peuvent être nécessaires (chiffre qui ne peut jamais être fixé à l’avance !).
Complications
A notre connaissance, dans notre expérience personnelle, il n’y en a pas eu.
Mais cela n’exclu pas le risque que cela puisse arriver, car qui dit technologie pointue, dit risque toujours possible !
Mais, connaissant cette éventualité, tout est entrepris pour éviter la moindre complication.
Ces complications peuvent être : des cicatrices, des séquelles hyperchromiques ou hopochromiques, virage de pigments, syndrome des loges (importante réaction oedémateuse sur des zones comme le poignet, la cheville amenant à réaliser des incisions de décharge en urgence chirurgicale).
Résultats
Dans tous les cas vus au Centre, les résultats sont très satisfaisants, avec de très bonnes surprises quant aux délais d’atteinte des objectifs. Certains tatouages ont été effacés en une seule séance, mais c’est parce que les meilleurs conditions étaient réunies (petite taille, monochromatique, localisation non délicate en terme de prise en charge…)
En conclusion, les résultats sont là, avec une bonne technique, un certain nombre de précautions et de la patience.